DIY : tendance, effet de mode passager ou moyen de faire des économies ?

Do-It-Yourself, ou “fais-le toi-même” est devenu tendance. Sur les plateformes comme Youtube, les réseaux sociaux, les blogs etc., les DIY inondent le web. Est-ce vraiment un système qui permet de faire des économies ? Ou plutôt un moyen de s’occuper, d’éprouver un sentiment d’accomplissement ? Le DIY constitue-t-il un risque pour les professionnels ?

Le DIY une réalité économique

Le DIY est une tendance née avec le mouvement hippie dans les années 1968. Aujourd’hui, des millions de Français le pratiquent ce qui a eu une conséquence positive pour les magasins de bricolage depuis la fin des années 1990. Le marché représente à ce jour 25 milliards d’euros pour le bricolage et 14 milliards d’euros pour le jardinage. Le concept du DIY regroupe tout ce que les gens sont capable de faire par eux-mêmes. C’est pourquoi ceux qui le pratiquent investissent dans du matériel électrique comme par exemple une scie sauteuse, une perceuse-visseuse, mais aussi dans du matériel manuel comme une équerre, un mètre, des tournevis ainsi que de la colle à usage multiple et pour le Craft.

Les domaines d’activité sont divers : activités créatives, activités d’entretien, activités de construction, de dépannage, de réparation, etc. On constate l’importance de ce phénomène au vu des formations et des tutos qui fleurissent sur tous les supports Internet, mais aussi dans les magazines et les livres.

Le DIY et sa dimension sociale

La tendance du DIY est portée par de multiples facteurs comme par exemple :

– Le besoin de réalisation : l’accomplissement personnel a une importance primordiale. Le plaisir de créer a un impact positif sur le moral.


– Le désir de consommer autrement : les consommateurs souhaitent être plus indépendants et autonomes, être plus actif et participer au développement d’une économie plus collaborative.

– Le côté écologique : le DIY promeut la récupérationet le recyclage. Les “makers” souhaitent être acteurs du développement local et durable.

– Le sur-mesure : le fait de créer soi-même ses propres articles permet d’obtenir des objets personnalisés et sur-mesure qui s’avèrent en général très onéreux si on les achète auprès d’un fournisseur.

– Le prix : depuis la crise financière de 2008, le nombre de projets DIY a explosé.

Le DIY, une opportunité pour les entreprises ?

Avec une population qui préfère réaliser ses produits elle-même, on pourrait penser que le potentiel économique des entreprises serait touché. Or, ce n’est pas forcément le cas. Si on prend l’exemple des piscines, le secteur a su rebondir et se renouveler. En effet, on voit de plus en plus de piscines en kit, à monter soi-même. Les fournisseurs proposent même des tutos pour donner des consignes de montage. De plus, les entreprises ont compris que les clients DIY ont besoin d’écoute, de disponibilité et d’expertise. C’est pourquoi, la plupart d’entre elles proposent une catégorie “conseils” et “astuces” avec des articles informatifs: le client trouve rapidement tout ce dont il a besoin sur le site en question.

En outre, étant donné que le client a besoin de conseils et d’expertise, c’est une ouverture pour approfondir la relation avec ce dernier, que ce soit en vente physique ou via Internet. S’il est satisfait de vos services, c’est un bon vecteur de fidélisation.

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