Doja Cat la culture rap, weed, hindouisme : immersion

“So High” est le premier succès de Doja Cat. La nouvelle princesse du R’n’B la plus prometteuses du moment, entre Rap, Weed et culture indienne. L’univers transcendant de Doja Cat, repérée en début d’années 2015 et native de Los Angeles laisse paraître un style détendu pour son jeune âge de 19 ans.

Le site Konbini a eu l’honneur d’interviewer la chanteuse (de son vrai nom Ami Zandile). Laisser vous surprendre comme plus d’un par ce petit bout de femme avec sa musique hybride et un son univers mystique. Doja Cat distille des morceaux oscillant aisément entre R’n’B exotique et rap enivrant.

« Adolescente, j’ai vécu pendant cinq ans dans un quartier assez aisé où les gens avaient pour habitude de faire des battles de rap sur Myspace. C’est comme ça que j’ai commencé : en écrivant des rimes un peu débiles, et en les rappant sur Internet. J’ai toujours su que je pouvais rapper, mais je ne m’y suis vraiment mise qu’à 17 ans. » Doja Cat

« I make music » :

« Je dirais que c’est une fusion entre le R’n’B, le rap, la trap, la soul… tout ce qui peut attirer mon attention finalement. Les principaux artistes qui m’influencent sont Erykah Badu, Pharrell, Jamiroquai, Party Next Door et Drake. Je fais très attention à ce que j’écoute, c’est essentiel car cela influence inévitablement ma musique. »

Voilà donc d’où provient la majeure inspiration de “So High”, le titre qui l’a révélée au grand jour, et dont les paroles sont assez explicites (“Then we’ll roll up / A hunnit fuckin’ blunts /All up in my mouth“).  ”J’écris toujours quand j’ai fumé. Voilà comment je pourrais appeler ma musique : du stoner rap, de la smoke music.”

Une inspiration forte dans la culture indienne :

Le clip de “So High” dégage effectivement une atmosphère planante qui nous entraîne au-dessus des nuages, aux côtés d’une Doja Cat transformée pour l’occasion en véritable déesse indienne, une Shakti stylisée jusqu’au bout des ongles. L’Inde et sa religion hindoue, c’est justement ce qui a influencé l’esthétique si marquée de ce premier clip.

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Extrait du clip “So High”

Enfant, la jeune femme se retrouve plongée dans l’hindouisme :

« J’ai vécu dans un āshram et pratiqué cette religion pendant trois années, dans les Agoura Hills en Californie. L’hindouisme m’a beaucoup inspirée pour cette première partie de ma carrière. L’univers du clip de “So High” provient de ma vie personnelle, de mon passé, ce n’est pas quelque chose qui est sorti de nulle part. »

« Mais à l’époque je dois dire que je détestais tout cela (rires) ! C’était la pire chose au monde à mes yeux car je m’ennuyais beaucoup, il fallait porter des écharpes sur la tête, se rendre au temple tous les dimanches… Alors que moi je voulais juste être une enfant, rencontrer des gens. J’avais envie de danser surtout. »

« Je veux faire danser les gens, je n’aime que danser » :

« Quand j’étais petite, c’est la seule chose que je faisais ! Je voulais être la personne qui fait danser les gens. J’ai pris des cours de ballet pendant dix ans, de danse africaine aussi… et de hip-hop. Mais j’essaie d’oublier cette dernière partie (rires). En fait je pratiquais le pop locking [un style de danse issu de la culture hip-hop – ndlr]. Je n’étais pas très douée dans l’apprentissage des chorégraphies, mais j’improvisais beaucoup. »

L’art est un art de vivre :

S’il y a bien une chose pour laquelle Doja Cat ne laisse rien au hasard, c’est son apparence. De ses infinies tresses blondes à ses ongles vernis et colorés en passant par son long gilet transparent aux allures debaseball tee, il est évident que la rappeuse de L.A. attache une attention toute particulière à son look.

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La couleur : élément central de l’univers Doja Cat © Instagram

« Les couleurs comptent beaucoup pour moi mais j’essaie à présent d’être plus minimaliste. J’ai énormément joué avec les couleurs pour cette première portion de ma carrière, mais je compte à présent explorer un autre univers, avec beaucoup de blanc, de noir… des couleurs neutres. »

En attendant de découvrir ce qu’elle nous réserve, Doja Cat s’apprête à reprendre la route vers les États-Unis, après une mini tournée européenne qui lui aura permis de faire ronronner de plaisir son public outre-Atlantique. Et nous aura fait nous sentir so high l’espace de quelques instants.

Inspirée par Konbini

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