Aliou Diallo promet une « nouvelle indépendance » aux Maliens

Aliou Diallo, l’entrepreneur devenu candidat d’une large plateforme de la société civile en vue de l’élection présidentielle malienne du 29 juillet, a promis une « nouvelle indépendance » vis-à-vis d’un système politique corrompu qui a confisqué le pouvoir et pris en otage la démocratie malienne.

« Il ne s’agit pas de remplacer un homme par un autre, mais plutôt de faire tomber un système politique qui se nourrit lui-même sur vos épaules, à vos dépends ! Il s’agit en fait de retrouver la liberté du peuple à s’inventer un avenir. Il s’agit de dessiner notre nouvelle indépendance collective », a déclaré Aliou Diallo au cours de son premier meeting de campagne.

L’entrepreneur de 58 ans, qui a choisi de faire campagne en-dehors des partis traditionnels, combat depuis plusieurs semaines la confiscation du pouvoir par une petite élite ont les membres jouent successivement depuis trente ans les rôles de gouvernants et d’opposants pour leurs seuls bénéfices et sans que la situation de la population se soit améliorée le moins du monde.

Le Mali connait au contraire depuis 2012 la plus grave crise de son histoire. Son intégrité territoriale est menacée. Sa survie dépend largement de la présence de forces militaires étrangères. Et de plus en plus de Maliens, confrontés à la misère et au chômage de masse, se rallient aux groupes armés djihadistes.


Face à ce péril, et face à l’inaction du gouvernement sortant, Aliou Diallo assure que « le temps du citoyen et du peuple du Mali est revenu ». Une urgence qui permet d’expliquer son engagement politique, lui qui avait bâti jusqu’ici sa carrière en dehors de l’arène politique. Une urgence qui explique aussi pourquoi de nombreux jeunes, blasés par la politique et les promesses jamais tenues, se tournent aujourd’hui vers sa candidature.

La campagne d’alternance véritable prônée par Aliou Diallo, qui propose notamment un plan Marshall de 15’000 milliards de francs CFA pour relancer l’économie malienne et restaurer la sécurité dans le centre et le nord, commence à faire peur aux caciques du régime. Pouvoir et opposition compris.

« Ils ne veulent pas voir que par leur faute, à chacun d’entre eux, la parole de l’Etat et la parole de chaque politique ne vaut plus grand chose. Ils ne voudront surtout pas entendre que lorsque le pays est au bord de l’abîme, il reste des individus comme vous et moi, des intellectuels et autorités spirituelles, qui refusent l’abandon, qui refusent la faillite, et qui ne font que leur devoir : affronter l’adversité et refuser la fatalité », a poursuivi M. Diallo.

La candidature d’Aliou Diallo est soutenue par une vaste plateforme d’organisations de la société civile. Il a également reçu le soutien capital du Chérif de Nioro, l’une des autorités spirituelles les plus respectées du Mali.


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