L’image de la drogue véhiculée par la société

A l’heure où les débats sur l’usage des drogues en France sont en constantes évolutions et où l’éradication laisse place à l’encadrement et aux suivies médicaux et sociaux, certains découvrent encore, tout ébranlé et scandalisé que les «jeunes» usent de produits capables de modifier leur vision du monde et leur conception de l’existence ; produits encore appelés drogue. Mais il convient de signaler, de prime abord, que la notion de scandale est une notion toute relative.

Si aujourd’hui la drogue se présente à nous comme un scandale, il s’agit d’une présentation comme une autre. On pourrait ainsi se demander si le véritable scandale n’est pas de se scandaliser devant ce qui devient un phénomène de civilisation.

Goa-party

La drogue dans la société :

En effet, qu’on ne se méprenne pas : depuis toujours les hommes utilisent des produits pour explorer leur moi profond, modifier leur conscience et explorer un bonheur qu’il espère être véritable à la recherche d’un bien-être peut être inexistant. Le véritable problème n’est pas la drogue en elle-même (qui n’est rien de plus qu’un phénomène de civilisation), le vrai problème, c’est un problème idéologique. A savoir les motivations personnelles et collectives qui poussent à l’utilisation de tel ou tel produit.

A la question la société est t-elle génératrice de junky, la réponse est indiscutablement oui ! Mais il convient de bien faire la part des choses entre les différents modes de consommation. Il serait hypocrite et paradoxal de condamner la drogue de manière unanime. A vrai dire, le seul moyen d’étudier objectivement la drogue, qui est loin d’être un phénomène sporadique ou passager, c’est d’avoir recours à la sociologie.

hippieLe terme de «junkie» est fréquemment utilisé pour décrire les toxicomanes. Le terme désigne les grands consommateurs souvent dépendants, c’est à dire les personnes qui présentent une addiction à la drogue. Par extension détournée, le terme renvoie aux hippies pour qui la drogue fessait partie intégrante du mode de vie ; ces derniers préférant les drogues psychédéliques à l’alcool ou tout autre tranquillisant. En effet, les hippies étaient partisans d’un retour à la nature et prônaient la paix dans le monde via le «flower power» (le pouvoir des fleurs). Leur objectif était de s’ouvrir sur le monde, s’accorder aux vibrations spirituelles en se détachant du système. C’est donc tout naturellement qu’ils se sont initiés aux drogues et c’est, de fait, en raison de cette consommation de drogue que certains assimilent (à tort) le terme de «junkie» au mouvement hippie.

Dès lors, il est impératif de faire la différence entre ceux qu’on appelle, en langage familier aujourd’hui, les «teufeurs» et ceux que l’on nomme «les junky». Ce sont ces derniers qui renvois une image négative de l’usage de stupéfiants et qui conduisent à condamner le recourt aux drogues.

Le monde de la fête :

En effet, les «teufeurs», peuvent se définir comme un groupe de personnes qui utilise les drogues pour sublimer une soirée qui s’annonce prometteuse. Ceux-ci consommeront une «drogue sociale», une drogue «entactogène» qui pousse au contact humain et permet de prolonger une soirée qui sans l’usage des stupéfiants aurait pris fin bien plus tôt. Par exemple, ils consommeront de la MD afin de faire la fête ensemble, dans un hédonisme partagé.

Mais il est inapproprié de confondre «teufeur» et «junki». En effet, ce sont ces derniers les plus blâmables car ce sont eux qui renvois une image négative de l’usage de la drogue.

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