L’enlèvement des lycéennes au Nigeria révolte le monde #BringBackOurGirls

#BringBackOurGirls – #Nigeria

Au Nigeria, le groupe terroriste Boko Haram a enlevé, le 14 avril dernier, plus de 250 lycéennes de leur pensionnat de Chibok, au nord du pays. Si les enlèvements n’ont d’abord provoqué aucune réaction médiatique, les réseaux sociaux s’en sont mêlés contraignant ainsi le gouvernement nigérian et le reste du monde à se mobiliser pour intervenir face à des événements passés sous le silence.

BringBackOurGirl

Rendez-nous nos filles :

En effet, victimes d’un conflit dont-elles ne sont pas responsables, les jeunes filles ont été enlevées par la secte Bocko Haram laquelle vient de confirmer être l’auteur de cet acte indignant affirmant le fait, je cite « les filles ne devraient pas être éduquées ».

Si le nombre exact de lycéennes kidnappées demeure encore flou, au dire de Aboubakar Shekau, chef de la secte islamiste, les jeunes captives seraient promises à  être vendu sur un marché afin d’être mariées de force ou réduite en esclavage. D’après plusieurs sources locales, certaines auraient déjà été transférées hors du pays… Pourtant, le gouvernement ne fait quasiment rien pour secourir les lycéennes. C’est pourquoi une pétition a été lancée pour mobiliser l’opinion publique et appeler les dirigeants mondiaux à aider le gouvernement nigérian. En effet, l’incapacité des autorités locales suscite chaque jour un peu plus d’indignation et d’interrogations auprès de la population mondiale.

#BringBackOurGirls :

BringBackOurGirlCette pétition, dont la manifestation sur les réseaux sociaux se fait via le hastag « #bringbackourgirl » atteint désormais le monde entier. La mobilisation vise à exprimer une solidarité ; elle appelle le monde à ne pas oublier et soutient les efforts mis en œuvre par les autorités pour venir en aide aux lycéennes et protéger d’avantages les écoles contre de futures attaques.

L’enjeu est en réalité plus large. Il s’agit d’un rejet de l’organisation terroriste Boko Haram, laquelle se traduit littéralement par « l’éducation est un péché ». La mobilisation vise à empêcher de véhiculer de telles valeurs ; dénoncer l’incurie du pouvoir, la violence faite aux femmes, les mariages forcés, l’esclavagisme, etc…

L’ampleur du phénomène est tel qu’elle oblige le gouvernement à se réveiller et contraint les politiques à réagir. Sur les réseaux sociaux, la campagne « ramenez nos filles » #BringBackOurgGirls a déjà fait l’objet de plus de 900 000 tweets.

Mais pourquoi à t-il fallut attendre que la mobilisation soit le fait de l’opinion publique pour que presque un mois après les faits autorités et médias daignent se soucier de cet acte révoltant…?

Rédigé par M.P

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