Avis et critiques de Bret Easton Ellis – Lunar Park (livre)

Critique du Livre « Lunar Park »

Qui s’intéresse un minimum à la littérature étrangère ne peux passer à côté de Bret Easton Ellis. Considéré comme le plus grand auteur américain contemporain vivant, il est l’enfant terrible des lettres américaines.

Lunar park avis

Auteur américain plus que controversé, il accumule les best seller ultra scandaleux (alternant entre porno chic, drogue, sexe et violence à outrance). Personnellement, j’avais commencé la lecture de « moins que zéro » il y a quelques années mais j’avais vite décroché face aux tons et aux personnages eux mêmes particulièrement détachés évoluant dans un monde outrageusement luxueux et effarouché. Peut être me considérerez-vous un peu prude mais le sordide que dévoilaient les pages, cette froideur des scènes pourtant si profondes et intenses, cette vision de l’humanité si glacé m’avait pétrifié au point d’en arrêter ma lecture.

Il a fallut attendre plusieurs années avant que les réactions (souvent paroxystiques) du monde littéraire ne me donne envie de m’y intéresser de nouveau. Ma curiosité surplombant donc mon envie, je me suis « forcée » à lire Lunar Park.

Qu’en dire ? Ce livre est tout bonnement déroutant ! L’auteur s’amuse avec les genres littéraires et crée un type de roman nouveau. Cette œuvre à scandale (évidemment) peut être qualifiée d’autofiction (fondée surement sur une vérité émotionnelle). Difficile de faire la part des choses entre le virtuel et le réel tant tout est tellement confus et continuellement overdosé de délires opiacés.

Si l’œuvre s’apparente au premier abord à une autobiographie (basée essentiellement sur le rapport de filiation père-fils/écrivain-bouquin), il s’agit en fait bien plus d’un roman fantastique particulièrement angoissant. Plus les pages se tournent, plus on assiste impuissant à la décadence de l’identité individuelle dans la vie urbaine (pathologie propre à la société de consommation). Et plus l’histoire avance, plus l’angoisse monte, plus Ellis captive (même si le roman en lui même peut paraître bien lent).

Au final on accepte, sans trop se poser de question, le côté froid et sans profondeur stylistique de Ellis. On s’acclimate à ce monde pré apocalyptique ou la vraie-fausse folie de l’auteur se mêle au mal aise caricatural de son personnage.

Conclusion : Je dois avouer que je suis dépassée par cet auteur dont le succès est plus que ahurissant. Je ne saurais dire si j’ai absolument adoré ou tout simplement détesté. La vraie question qui me vient à l’esprit est celle de savoir si Bret Easton Ellis existe dans le monde réel ou uniquement dans le monde des livres ? En d’autre terme, est-il, à l’image de Van Gogh, un génie qui met sa folie au service de son art, ou alors est-il simplement un m’as tu vu qui a su surfer sur la vague des tendances.

Ce qui est certain, c’est que je n’ais pas forcement envie de lire un autre de ses livres dans l’immédiat, Luna Park étant un peu trop sombre pour moi, bien que la seconde moitié du roman soit plutôt accrocheuse…

Article rédiger par M.P

Acheter Lunar Park, de Easton Ellis

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